Monsieur Jean-Marie Roy, père de Michel

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11 réactions sur “Monsieur Jean-Marie Roy, père de Michel”

  1. Clémence dit :

    Le père de Michel Roy, Jean-Marie ,est parti mercredi à midi 30 . Les souvenirs de sa belle chanson qu’il fredonnait lors de réunions de famille nous suivra longtemps. Que dire de son vin de cerise “spécial” qu’il partageait avec ses proches seulement? De quoi faire partir n’importe quel party! Et les étés partagés en Gaspésie avec Denise e…t toute la famille resteront dans nos mémoires. Adieu Jean-Marie, aussi appelé Grand-papa BI.

  2. Margo dit :

    Nous sympatisons de tout coeur avec vous deux. Cette année 2009 nous aura repris plusieurs de nos ascendants. Il nous reste à les chérir dans nos coeurs et à perpétuer les belles valeurs qu’elles et qu’ils nous ont laissées en héritage.

    Sincères condoléances

    Margo et Robert

  3. Michel et Josée dit :

    Sincères sympathies à la famille de Michel ainsi qu’à Clémence, Louis, Vincent et Simon,

    une année 2009 bien chargée en émotion !

    Michel et Josée

  4. Céline et Denis dit :

    C’est une triste nouvelle.
    Nous comprenons la peine et le vide que vous pouvez ressentir par ce départ.
    La réalité de la vie nous rattrape. M.Roy doit être en paix maintenant et il ne souffrira plus.
    Pour ceux qui restent, se rappeler les bons souvenirs aident à passer à travers ces moments pénibles.
    Je me souviens d’un monsieur ecxeptionnel, bon vivant, aimant la nature.
    Je garde un bon souvenir de lui.
    Nous vous offrons nos sympathies,
    Céline et Denis

  5. Violaine Roy dit :

    Voici le témoignage rendu par Violaine, fille de Jean-Marie Roy, lors de la cérémonie du 14 décembre 2009.

    “Tout d’abord, bonjour à tous et merci d’être venus dire un dernier au revoir à notre Papa en ce 14 décembre. Comment résumer toute une vie en quelques mots? Voilà une bien grande tâche. Je vais tout de même essayer.

    Tout d’abord je dirais que notre papa était un homme de principes. C’était un homme franc et direct, parfois un peu trop. C’était un homme loyal et fidèle : fidèle à la vie, à la mort. C’était un homme honnête qui avait des opinions bien définies, avec Papa il n’y avait pas de place pour les zones grises.

    Papa a travaillé très dur toute sa vie, il a travaillé dans des camps de bucherons alors qu’il était très jeune, ensuite il a été marin et menuisier. Tout ce qu’il faisait était bien fait, jamais il n’a bâclé un travail.

    Notre Papa n’avait pas les mots pour exprimer l’amour qu’il portait à sa famille mais ses gestes étaient des plus éloquents. Il travaillait le jour, le soir et les fins de semaine pour que sa famille ne manque de rien.
    Il a veillé notre mère jour et nuit tout au long de sa maladie. Il a toujours été là quand l’un de nous avions besoin de lui. Il nous a prouvé son amour maintes et maintes fois par des gestes concrets.

    C’est fou tous les beaux souvenirs qui refont surface, comme ça, soudainement. Des souvenirs enfouis si profondément qu’ils nous surprennent en redevenant comme tout neuf.

    Le premier qui m’est venu à l’esprit est une chaude journée de juin lorsqu’il m’avait amenée voir le défilé de la Saint-Jean-Baptiste. Et le second, mon plus cher souvenir, c’est mon premier vélo. Il n’était pas neuf mais il était à moi et il était rouge. Que de cheveux blancs j’ai donné à Maman avec ce fichu vélo!

    Cher Papa, nous te disons « au revoir ».

    Pars en paix et va retrouver « ta Denise », elle t’attend à bras ouverts. Avec elle, veille sur nous. Répands-toi dans l’univers : devient le soleil qui nous réchauffe, le vent qui nous rafraîchit, l’eau qui nous désaltère et la terre qui nous nourrit.

    Merci d’avoir été notre papa.”

    Violaine Roy, le 9 décembre 2009.

  6. Clémence Vaudrin - CHANSON dit :

    Voici 2 liens internet qui complètent la chanson préférée de Jean-Marie et que ses enfants et petits enfants aimaient bien entendre. LÀ-HAUT SUR CES MONTAGES, Version mp3 chantée originalement par une voix paysanne, en 1924, telle que l’a entendu Jean-Marie. et Partition et texte originaux de la chanson. Ces témoignages et ces souvenirs aident la famille à se rappeler de bons souvenirs.

    LÀ-HAUT SUR LES MONTAGNES
    Paroles de cette chanson qu’il aimait fredonner.

    Origine : Québec
    Année de l’arrangement : 1985
    http://www.rassat.com/textes/La-haut_sur_ces_montagnes.html

    LÀ-HAUT SUR LES MONTAGNES

    1. Là-haut sur ces montagnes,
    j’ai entendu pleurer
    —Oh ! C’est la voix de ma maîtresse
    il faut aller la consoler
    C’est la voix de ma maîtresse
    il faut aller la consoler.

    2. — Qu’avez-vous donc, bergère,
    qu’avez-vous à tant pleurer ?
    — Ah ! si je pleur’, c’est de tendresse;
    c’est de vous avoir trop aimé.

    3. — De tant s’aimer, la belle,
    qui nous empêchera ?
    Faudrait avoir un cœur de pierre
    à qui ne vous aimerait pas.

    4. — Les moutons dans ces plaines
    sont en danger des loups…
    — Pas plus que vous, belle bergère,
    vous qui ête’ en danger d’amour.

    5. — Les agneaux vive’ à l’herbe,
    les papillons aux fleurs.
    Et toi et moi, jolie bergère,
    pourquoi n’y vivre qu’en langueur

    ======================================

    Source : Marius Barbeau “Chansons populaires du Vieux Québec”
    page 50
    http://www.rassat.com/page1/principale.html (PAGE 1, NO 16, PARTITION & POUR L’ENTENDRE EN VERSION MIDI .mp3)

    Voir d’autres versions de ce chant :
    “Là-haut, sur ces montagnes” (Sologne) n° 849 page 43
    “Là-haut sur la montagne” (Franche-Comté) n° 1143 page 58
    “Là-haut sur la montagne (2)” (Haut-Vivarais) n° 1646 page 83

  7. Paulette et Fernand dit :

    L’année 2009 nous aaura apporté son lot de bonheur et de peine. Fernand et moi gardons un excellent souvent souvenir du père de Michel. Un homme de nature qui aura transmis sa passion à son fils Michel et à ses petits enfants.
    Toutes nos condoléances à la petite famille de Trois-Rivières. Un câlin à chacun de vous.
    Paulette et Fernand xxxx

  8. Clémence Vaudrin - FAUX-MANCHE dit :

    Une histoire de faux-manche trouvée sur Internet, en souvenir de grand-papa. En fait, c’est une histoire de forgeron. Ce serait intéressant de retrouver l’histoire que Jean-Marie a tant conté, dans sa version originale. Cela doit faire partie des contes et légendes.

    Source: http://www.dark-stories.com/ankou_et_le_forgeron.htm

    – L’ANKOU ET LE FORGERON -

    Le dernier travail d’un humble artisan

    Fanch ar Floc’h était forgeron à Ploumilliau. Comme c’était un artisan modèle, il avait toujours plus de travail qu’il n’en pouvait exécuter. C’est ainsi qu’une certaine veille de Noël, il dit à sa femme après le souper:

    - Il faudra que tu ailles seule à la messe de minuit avec les enfants : moi, je ne serai jamais prêt à t’accompagner : j’ai encore une paire de roues à ferrer, que j’ai promis de livrer demain matin, sans faute, et, lorsque j’aurai fini, c’est, ma foi, de mon lit que j’aurai surtout besoin.

    A quoi sa femme répondit :

    - Tâche au moins que la cloche de l’Elevation ne te trouve pas encore travaillant.

    - Oh! fit-il, à ce moment-là, j’aurai déjà la tête sur l’oreiller.

    Et, sur ce, il retourna à son enclume, tandis que sa femme apprêtait les enfants et s’apprêtait elle-même pour se rendre au bourg, éloigné de près d’une lieue, afin d’y entendre la messe. Le temps était clair et piquant, avec un peu de givre. Quand la troupe s’ébranla, Fanch lui souhaita bien du plaisir.

    - Nous prierons pour toi, dit la femme, mais souviens-toi, de ton côté, de ne pas dépasser l’heure sainte.

    - Non, non. Tu peux être tranquille.

    Il se mit à battre le fer avec ardeur, tout en sifflotant une chanson, comme c’était son habitude, quand il voulait se donner du coeur à l’ouvrage. Le temps s’use vite, lorsqu’on besogne ferme. Fanch ar Floc’h ne le sentit pas s’écouler. Puis, il faut croire que le bruit de son marteau sur l’enclume l’empêcha d’entendre la sonnerie lointaine des carillons de Noël, quoiqu’il eût ouvert tout exprès une des lucarnes de la forge. En tout cas, l’heure de l’Elevation était passée, qu’il travaillait encore. Tout à coup, la porte grinça sur ses gonds.

    Etonné, Fanch ar Floc’h demeura, le marteau suspendu, et regarda qui entrait.

    - Salut ! dit une voix stridente.
    - Salut ! répondit Fanch.

    Et il dévisagea le visiteur, mais sans réussir à distinguer ses traits que les larges bords rabattus d’un chapeau de feutre rejetaient dans l’ombre. C’était un homme de haute taille, le dos un peu voûté, habillé à la mode ancienne, avec une veste à longues basques et des braies nouées au-dessus du genou. Il reprit, après un court silence:

    - J’ai vu de la lumière chez vous et je suis entré, car j’ai le plus pressant besoin de vos services.

    - Sapristi! dit Fanch, vous tombez mal, car j’ai encore à finir de ferrer cette roue, et je ne veux pas, en bon chrétien, que la cloche de l’Elévation me surprenne au travail.

    - Oh ! fit l’homme, avec un ricanement étrange, il y a plus d’un quart d’heure que la cloche de l’Elévation a tinté.

    - Ce n’est pas Dieu possible! s’écria le forgeron en laissant tomber son marteau.

    - Si fait ! repartit l’inconnu. Ainsi que vous travailliez un peu plus, ou un peu moins!… D’autant que ce n’est pas ce que j’ai à vous demander qui vous retardera beaucoup; il ne s’agit que d’un clou à river.

    En parlant de la sorte, il exhiba une large faux, dont il avait jusqu’alors caché le fer derrière ses épaules, ne laissant apercevoir que le manche, que Flanch ar Floc’h avait, au premier aspect, pris pour un bâton.

    - Voyez, continua-t-il, elle branle un peu : vous aurez vite fait de la consolider.

    - Mon Dieu, oui ! Si ce n’est que cela , répondit Fanch, je veux bien.

    L’homme s’exprimait, d’ailleurs, d’une voix impérieuse qui ne souffrait point de refus. Il posa lui-même le fer de la faux sur l’enclume.

    - Eh ! mais il est emmanché à rebours, votre outil ! observa le forgeron. Le tranchant est en dehors! Quel est le maladroit qui a fait ce bel ouvrage?

    - Ne vous inquiétez pas de cela, dit sévèrement l’homme. Il y a faux et faux. Laissez celle-ci comme elle est et contentez-vous de la bien fixer.

    - A votre gré, marmonna Fanch ar Floc’h, à qui le ton, du personnage ne plaisait qu’à demi.

    Et, en un tour de main, il eut rivé un autre clou à la place de celui qui manquait.

    - Maintenant, je vais vous payer, dit l’homme.

    - Oh ! ça ne vaut pas qu’on en parle.

    - Si ! tout travail mérite salaire. Je ne vous donnerai pas d’argent, Fanch ar Floc’h, mais, ce qui a plus de prix que l’argent et que l’or: un bon avertissement. Allez vous coucher, pensez à votre fin, et, lorsque votre femme rentrera, commandez-lui de retourner au bourg vous chercher un prêtre. Le travail que vous venez de faire pour moi est le dernier que vous ferez de votre vie. Kénavô! (Au revoir.)

    L’homme à la faux disparut. Déjà Fanch ar Floc’h sentait ses jambes se dérober sous lui : il n’eut que la force de gagner son lit où sa femme le trouva suant les angoisses de la mort.

    - Retourne, lui dit-il, me chercher un prêtre.

    Au chant du coq, il rendit l’âme, pour avoir forgé la faux de l’Ankou.

    Plus d’information disponible dans texte de l’Ankou dans la section Diable, Démons et créatures ténébreuses

    Extrait de La Légende de la Mort d’Anatole Le Braz
    Conté par Marie-Louise Daniel. – Ploumilliau.

    Dernière modification: Mardi 23 septembre 2008

  9. Clémence Vaudrin - GASPÉSIE dit :

    Quand je pense à Jean-Marie, c’est tout de suite les souvenirs d’été passés en Gaspésie qui m’habitent.

    LE CAMPING-NATURE
    JEAN-MARIE Y AVAIT FABRIQUÉ TOUT CE QU’IL FALLAIT POUR ASSURER UN CONFORT POUR LES CAMPEURS
    …abri pour cuisiner sans moustique
    …table à pique-nique
    … bécosse avec vue sur un sapin en guise de porte (très aromatique)
    … espace pour les tentes
    …défrichage du sentier menant à la rivière Sauteuse
    … installation d’une corde à linge
    …récupération d’écorces de bois pour les feux de soirée, dans mon souvenir, une montagne d’écorces
    …veillées au feu où l’on chantait et riait jusqu’à très tôt, au petit matin
    …foyer/BBQ pour cuire les aliments
    …café au percolateur préparé par Denise qui se tenait au chaud toute la journée et la soirée sur le foyer
    …au souper, partage de son vin confection maison

    CHALET SUR LE BORD DE LA SAUTEUSE
    En 2 semaines, Jean-Marie a construit avec ses fils et leurs aimis un chalet sur le bord de la sauteuse. On y entendait le bruit de la chute et une immense galerie nous permettait de passer de très belles journées sur le bord de la rivière. Le soir, après le feu en haut (sur le terrain des campeurs), on descendait, Michel et moi, pour terminer notre soirée en toute discrétion, dans le chalet des amoureux. C’est comme cela qu’on l’avait surnommé.
    Plus tard, Louis, Vincent et Simon aimaient bien aller faire un pique-nique à cet endroit lorsqu’ils étaient enfants. Malheureusement, la galerie s’en est allée petit à petit, mais le chalet résistait à tous les vents.

    CHALET EN HAUT, SUR LE BORD DU CHEMIN
    Avec l’aide de ses fils, et pour le plus grand plaisir de Denise, Jean-Marie a ensuite construit un chalet dans le rang 2. Au début, avec 2 chambrettes, puis une galerie, suivie de la galerie fermée contournant presque tout le chalet, galerie modifiée par la suite par l’ajout d’une chambrette permettant de coucher aussi quelques personnes sur la galerie fermée.
    Denise aimait bien lorsque nous y allions pour les vacances avec les enfants. Elle avait congé de cuisine et c’était comme ses vacances à elle. Jean-Marie, de son côté, amenait Michel et ses petits-enfants pour des promenades en forêt. Les jeunes appréciaient beaucoup ces randonnées.
    Jean-Marie était tellement heureux de pouvoir taquiner les enfants et partager son vin avec eux, même si les parents n’étaient pas toujours d’accord. Il racontait ses histoires de faux-manche. J’en ai trouvé une sur le site suivant http://www.dark-stories.com/ankou_et_le_forgeron.htm

    MERCI JEAN-MARIE POUR TOUT CE QUE TU AS FAIT, POUR TES TAQUINERIES, POUR TES HISTOIRES, POUR LA JOIE DE VIVRE QUE TU COMMUNIQUAIS!

    Après le départ de Denise, Jean-Marie était plus tranquille lors de nos vacances en Gaspésie. Faut dire que nous y allions souvent entre adultes seulement. Aucune possibilité de taquiner les enfants, qui devenaient de jeunes hommes maintenant. Jean-Marie dormait beaucoup durant la journée. Il aimait aller faire de courtes promenades en forêt avec Michel et le soir, on allait admirer le coucher de soleil, derrière le boisé.

    MERCI JEAN-MARIE POUR NOUS AVOIR FAIT DÉCOUVRIR LE RANG 2

    Mon plus beau souvenir de cet endroit et la nuit passé à la belle étoile, avec Michel, où il faisait chaud, où il n’y avait pas de moustique, où on était tellement bien sur l’herbe, à contempler le ciel et où il y a eu plein d’aurores boréales. C’était dans les années 70′ et je ne peux me rappeler si c’était à la fin juin ou à la fin d’août. Michel et moi avions pris une fin de semaine de congé pour aller dans le rang 2. On s’en rappelle tous les deux comme si c’était hier.

    MERCI JEAN-MARIE POUR CES BEAUX SOUVENIRS!

  10. Clémence Vaudrin - CHANSON-2 dit :

    Paulette nous informe d’une version chantée en 1921 et qu’on peut écouter en ligne. Voici son message. C’est très intéressant lorsqu’on cherche d’anciennes chansons.

    “J’ai beaucoup apprécié les liens que tu nous as fais suivre pour la chanson du papa de Michel. Je connaissais cette chanson par maman. Elle portait un nom un peu différent cependant « Là-bas, sur la montagne» . Voici le lien du site sur lequel j’avais récupéré la chanson

    http://bibnum2.banq.qc.ca/bna/musique_78trs/accueil.htm

    La BAnQ offre une collection numérique particulièrement intéressante. Tu y trouveras même la chanson des Mitaines pas de pouce.”

    Merci Paulette pour ce lien.

  11. Ghyslain dit :

    Bonjour à tous !

    Il faut croire que j’étais vraiment occupé …

    Je n’avais pas encore visité ce lien.

    Je n’ai pas eu l’occasion de rencontré Jean-Marie Roy.

    Je l’aurai sans doute aimé moi aussi.

    Je reviendrai içi pour écouter et apprendre cette chanson.

    Mes sympaties aux proches !

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